L’Autorité palestinienne révèle les discussions secrètes sur le retrait complet de Tsahal

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Photo by Hadas Parush/Flash90

Des sources haut placées de l’Autorité palestinienne disent qu’ils ont rejeté la proposition israélienne de se retirer de Ramallah et Jéricho et exigent un retrait de toutes les villes de la région.

Des sources haut placées de l’Autorité palestinienne (AP) ont révélé vendredi que les négociations secrètes en cours avec Israël portaient non seulement sur un retrait de l’armée israélienne de Ramallah et Jéricho, mais aussi de toutes les villes arabes de Judée-Samarie.

Au début du mois dernier, Haaretz a révélé que des contacts secrets avaient eu lieu entre les hauts gradés de Tsahal et des sources hauts placées de l’Autorité palestinienne a propos du retrait de Tsahal dans les deux villes, sans que les ministres du gouvernement ou du cabinet de sécurité soient informés.

Après l’indignation sur la révélation, juste ce mercredi, le cabinet de sécurité a reçu sa première mise à jour officielle sur les négociations, une source politique ayant affirmé que le fait même les négociations étaient en cours était un «prix de la terreur», puisque les pourparlers ont eu lieu en raison de la pression de la vague terroriste arabe actuelle.

Selon les sources supérieurs de l’Autorité palestinienne qui ont parlé à Walla! ce vendredi, l’Autorité palestinienne a rejeté une proposition israélienne du retrait de l’armée israélienne de Ramallah et Jéricho, puis d’envisager par la suite de quitter d’autres villes. A la place, ils ont exigé le retrait de toutes les villes arabes de la région selon un emploi du temps convenu par les deux parties.

Dans ses demandes, l’Autorité palestinienne menace de mettre fin a la coopération en matière de sécurité de ses forces de sécurité avec Tsahal, une menace fréquemment répétée par l’AP. L’AP et ses forces de sécurité ont été créées et armées lors des Accords d’Oslo de 1994.

Les sources de l’AP ont affirmé que ces derniers jours d’intenses discussions ont eu lieu, mais il reste à voir comment l’échelon politique israélien répondra aux demandes palestiniennes.

Un certain nombre de réunions ont eu lieu au cours des dernières semaines entre les membres supérieurs de l’établissement de la sécurité en Israël et leurs homologues de l’Autorité palestinienne, avec des représentants du Shin Bet, du commandant Roni Numa, et du Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires (COGAT ) Maj. Gen. Yoav Mordechai. Ces derniers jours, le Secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) Saeb Erekat a lancé un ultimatum, disant qu’Israël a deux semaines pour répondre aux demandes palestiniennes.

L’armée israélienne a pour sa part déclaré que la coopération en matière de sécurité se poursuit, et que la discussion ne porte pas sur la fin complète des activités militaires parce que, dans des cas spécifiques tels que les « bombes à retardement » Tsahal est en mesure d’agir dans les villes en cours de discussion.

Ramallah et Jéricho sont deux villes de la zone A de Judée Samarie désignées comme étant sous contrôle administratif et de sécurité de l’AP selon les Accords d’Oslo. Cependant, l’armée israélienne a été contrainte de rentrer et de reprendre le contrôle en 2002 lors de l’opération Bouclier défensif au milieu de la Deuxième Intifada.