Un Canadien achète un espace pub pour s’excuser d’un acte antisémite

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Un homme d’affaires de Toronto a acheté un espace publicitaire dans un journal pour présenter ses excuses a un camarade juif.

Tom Caldwell, qui dirige une entreprise d’investissement, a sorti une annonce personnelle dans un journal juif canadien pour présenter ses excuses a un garçon juif qu’il avait frappé il y a plus de 60 ans.

« Pour Howard Rosen, désolé de t’avoir donné un coup de poing à l’école publique Runnymede dans le début des années 1950 » peut-on lire.

Caldwell, qui a maintenant 72 ans, s’est senti coupable pour ce qu’il a fait quand il avait sept ans et voulait faire amende honorable. Il raconte qu’il s’est dirigé vers Rosen un jour à l’école et l’a frappé au visage. Lorsqu’il a été appelé dans le bureau du directeur, Caldwell lui a dit que sa main avait glissé.

«Je l’ai frappé parce qu’il était juif. Je le savais au plus profond de mon coeur. Je le savais au fil des années et c’est pourquoi ça m’a vraiment dérangé. Je n’ai pas grandi dans un environnement qui était antisémite », a-t-il avoué. «Je me sentais mal. Pauvre petit enfant. Il est assis à l’école et il se fait buter. Ca a dû être une grande douleur et un grand bouleversement pour lui ».

Depuis lors, la nièce de Rosen a vu l’annonce, qui a été largement relayée dans les médias sociaux. Rosen et Caldwell ont parlé à plusieurs reprises au téléphone au sujet de leurs jours d’école, mais doivent encore se rencontrer de visu.

«Je savais qu’il voulait entrer en contact avec moi », affirme Rosen. «Je pensais qu’il était bon de lui parler. » Aujourd’hui, Rosen se souvient à peine de l’incident. « C’est vraiment brumeux, » dit-il. «C’était un jour dans ma vie. Rien d’extraordinaire. Il y avait un certain niveau de persécution a cette époque ». Rosen a dit qu’il est ouvert à l’élaboration d’une nouvelle relation et a hâte de rencontrer Caldwell.