Osirak, 35 ans déjà!

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Osirak, 35 ans déjà!

Source Tsahal.fr  http://tsahal.fr/tsahal-au-passe/guerres-et-operations/operations/operation-opera/

C’est en octobre 1980 que le Conseil des Ministres israélien décida de confier à l’armée la mission de détruire le réacteur. d’Osirak. Le choix de la méthode d’une attaque aérienne, considérée comme la plus sûre et la plus efficace, s’imposa  comme une évidence.

L’Armée de l’Air Israélienne commença ses préparatifs. Pour réaliser l’opération avec succès, l’aviation avait besoin de renseignements extrêmement précis, d’une part sur les systèmes de protection anti-aérienne présents dans la zone du réacteur, d’autre part sur les parties essentielles du réacteur qu’il fallait absolument frapper afin d’exclure toute possibilité de réparation. Les différentes branches de renseignements furent mobilisées pour la mission.

L’un des problèmes principaux rencontrés lors de la planification de l’opération fut le choix de l’itinéraire de vol. Les contraintes principales étaient : la grande distance séparant le point de départ du réacteur nucléaire (environ 1100 km dans chaque direction), et le fait que les avions devaient survoler des contrées hostiles avec une quantité limitée de carburant.

L’un des problèmes principaux rencontrés lors de la planification de l’opération fut le choix de l’itinéraire de vol

Des escadrons commencèrent à s’entraîner à atteindre des cibles précises après avoir effectué des vols longue distance avec peu de carburant. Huit avions d’attaque F-16, qui avaient été intégrés dans l’Armée de l’Air moins d’un an auparavant, furent sélectionnés pour effectuer l’attaque aérienne. Six appareils de type F-15 devaient venir en renfort et accompagner les F-16.
Déroulement de l’Opération Opéra

L’opération fut planifiée pour le dimanche 7 juin 1981, principalement pour éviter de blesser les techniciens français travaillant sur le réacteur (les techniciens ne travaillent pas le dimanche, jour de repos). De plus, l’heure de l’opération fut programmée 30 minutes avant le coucher du soleil dans la région du réacteur. Ainsi, à 17h30 (heure israélienne), les F-16 israéliens, escortés par les F-15, surgirent à l’ouest du Tigre, près de Bagdad, dans la surprise la plus totale.

Le système de radars irakien ne détecta pas la menace israélienne, malgré le niveau de vigilance élevé en Irak en raison de son conflit avec l’Iran. Ni les batteries de missiles anti-aériens, ni les escadrons d’interception ne furent mis en marche. Les bombes commencèrent à s’abattre sur la cible, le bruit des explosions se fit entendre au loin et ce n’est qu’alors que le système de protection anti-aérienne localisé dans les environs du réacteur s’enclencha. Les bombes utilisées par l’aviation israélienne étaient produites par l’industrie militaire, et la plus légère d’entre elles pesait une tonne.

L’une des bombes lâchées frappa le centre du dôme du réacteur. Le bâtiment de 20 mètres de hauteur, et de 32 mètres de diamètre commença à s’effondrer. Et les bombes continuèrent à pleuvoir car le but était non seulement de détruire l’édifice qui hébergeait l’équipement, les ordinateurs, les laboratoires et la tuyauterie, mais aussi de frapper le cœur du réacteur. Ce cœur se trouvait dans une structure souterraine encerclée d’un bassin rempli d’eau d’une profondeur de 11 mètres. Ainsi, les fondations de l’édifice furent touchées et l’eau s’infiltra dans la structure. Deux à trois minutes après le début de l’attaque, le réacteur avait été détruit dans son ensemble.

Le réacteur principal « Tammuz 1 » fut entièrement détruit dans l’opération. Quant au petit réacteur « Tammuz 2 », adjacent au « Tammuz 1 », il resta intact. Puis les avions de l’armée israélienne repartirent immédiatement vers l’ouest en direction d’Israël. C’est grâce à cette opération de l’Armée de l’Air Israélienne, l’une des plus importantes depuis sa création, que la menace nucléaire iranienne fut éradiquée.

 

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