Elor Azarya: « On m’a jeté aux chiens »

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Elor Azarya: « On m’a jeté aux chiens »

Les débats se poursuivent dans le cadre du procès du jeune militaire Elor Azarya.

Rappelons qu’il avait tiré sur un terroriste supposément maitrisé ce qui lui vaut aujourd’hui de comparaitre pour homicide  devant le tribunal militaire.

Pour la première fois depuis le début du procès, le jeune soldat s’est aujourd’hui exprimé. Des phrases chocs qui montrent à quel point la mission de ces jeunes en poste à Hevron est difficile. Des phrases qui montrent aussi à quel point le soldat s’est senti lâché par une partie de sa hiérarchie:
« Le ministre de la Défense (Yaalon à l’époque) et le Chef de l’Armée m’ont condamné sans même savoir ce qui c’était passé. Ils m’ont jeté aux chiens! C’est la première fois de ma vie que je tire sur quelqu’un un terroriste certes, mais une personne. J’étais sous pression ».

Le soldat a raconté qu’Hevron est un endroit « où la pression est palpable dans l’air et où l’on sent des tensions en permanence entre mes Juifs et les Arabes. Tous les jours on parle de tentatives d’attaques terroristes ».  Aussi lorsque le jeune Elor a porté secours à son camarade blessé par un couteau, en voyant  le terroriste à terre bouger, il a cru qu’il avait des explosifs sur lui. L’auteur des coups de couteau portait un blouson alors qu’il faisait une chaleur étouffante et d’autres personnes présentes sur les lieux pensaient
également qu’il pouvait être muni d’un engin explosif. Rappelons que c’était le jour de Pourim et qu’il y avait aussi des enfants dans la zone. Elor estime qu’il a tiré car il a ressenti « un danger clair et immédiat » et que sa seule motivation était de bien faire.

Après son tir, son commandant l’aurait réprimandé en lui criant  » Tu es un idiot ou quoi, pourquoi as tu fait ça? » et lui aurait  donné une paire de claques.

C’est un jeune homme de 19 ans, fragilisé par toute cette triste affaire qu’il doit affronter depuis quatre mois qui est apparu aujourd’hui devant le tribunal. On notera dans la foule venue soutenir Elor, la présence du député
Oren Hazan (Likoud).

L’accusation va désormais chercher à démonter voire à ridiculiser les arguments du soldat.

Demain et mardi , Elor devra répondre aux questions de l’accusation qui fera tout pour démontrer qu’il n’y avait pas de danger et que le tir était injustifié. A suivre…

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