L’édito de juillet 2018 

par Yaël Lancri

Depuis trois mois, le Hamas assisté du Jihad islamique à Gaza multiplient les actions quotidiennes contre Israël. Il y a tout d’abord ces tentatives incessantes de pénétrer en territoire israélien en mettant des femmes et des enfants en première ligne. Dans notre culture, on protège les plus faibles, dans la leur on prie pour qu’ils se fassent tuer.  A cela s’ajoute des envois de cerfs-volants incendiaires qui ont déjà détruit des milliers d’hectares de terres agricoles et  brulés vifs des centaines d’animaux devenus prisonniers des flammes.

 

Puis, comme si cela ne suffisait pas,  au gré de leurs humeurs, les terroristes envoient des salves de roquettes sur les localités israéliennes frontalières. Le 14 juillet dernier, le sud du pays n’était pas à la fête. Les habitants ont passé presque vingt-quatre heures à courir toutes les cinq minutes aux abris. Cet incident est selon les autorités le plus grave depuis la dernière guerre. Tsahal a répliqué par des bombardements qui, comme d’habitude, se voulaient ciblés afin de ne pas faire de victimes civiles. Quant au chef terroriste Ismaël Hanyeh, il a affirmé que le combat continuerait « jusqu’à ce que toute la terre de Palestine soit récupérée ». Pour introduire une note d’humour sur le sujet, un dessin saluait il y a quelques jours le fait qu’Israël enverrait un engin sur la lune d’ici quelques mois et précisait que « les Palestiniens avaient déjà déclaré qu’ils étaient présents sur la lune avant nous ! »

En résumé, on peut dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil d’Israël en cet été 2018. Quatre années se sont écoulées depuis l’opération Tsuk Eytan et le gouvernement qui nous avait promis à l’époque au moins quatre années de tranquillité avec Gaza, réalise que ce temps est écoulé. Seule nouveauté sur le terrain, l’arrivée de l’Iran qui a installé ses « gardiens de la révolution » en Syrie  en espérant déclencher simultanément deux zones de conflits, l’une au nord et l’autre au sud d’Israël.

Des drones iraniens ont en effet été envoyés à deux reprises ces derniers jours dans le Golan (Israël les a abattus avec des missiles Patriot). Les batteries anti-missiles ont été mises en place dans les régions Sud et  Centre du pays en raison des tensions grandissantes car l’Iran tire aussi les ficelles et surtout les cordons de la bourse à Gaza. Nos forces armées sont donc sur la sellette et il est clair que  dans le contexte actuel, tout peut être prétexte à l’escalade de la violence. Comme l’a très justement déclaré le ministre de l’Education Naftali Bennett « Tsahal doit agir avec force, ruse et profondeur » pour faire face à ses ennemis.

 

Si nos ennemis sont une constante, nous avons en revanche gagné depuis la dernière guerre un allié de poids : Le Président américain Donald Trump. Contrairement à Obama, il ne fait pas de courbettes à l’Iran et n’est pas du genre à s’aplatir pour justifier les méthodes des  terroristes. Il promet même de proposer le « deal du siècle » pour la paix au Moyen Orient, un deal que Ramallah a déjà rejeté en bloc sans même en connaître le contenu. Encore une belle preuve de la « volonté de paix » d’Abbas qui préfère larmoyer devant ses amis européens si complaisants à son encontre. Il est facile de monologuer devant des députés acquis à sa cause et se refusant à la moindre critique. Personne ne réagit, même lorsque le vieux dirigeant autoproclamé déclare fièrement qu’il continuera à rémunérer les auteurs d’attentats terroristes, avec l’argent que l’UE lui distribue si généreusement!

Dans cette situation, l’appui de Donald Trump est presque inespéré. Enfin un Chef d’Etat qui impose ses règles, bien éloignées des ronds de jambe et des déclarations politiciennes complaisantes. Trump se tient aux côtés d’Israël, et nous devons saisir cette chance car s’il n’était pas réélu en 2020, son successeur pourrait être beaucoup moins bien disposé à notre égard.

A l’heure où nous bouclons cette édition, la France vient de remporter la coupe du monde de football. A voir les commentaires sur les réseaux sociaux, beaucoup de olim de France sont vraiment restés très chauvins. Et oui qu’on le veuille ou non, même si nous vibrons aujourd’hui pour le drapeau bleu et blanc, le bleu blanc rouge ne nous laisse jamais indifférents, surtout quand il s’agit du ballon rond.